Palestine #7

Fertile Memory

الزاكرة الخصبة

  • Michel Khleifi
  • 1980
  • Palestine, Belgique
  • 104'
  • Arabe
    • mar 24
    • mars
    • 21h15
    • Saint André des Arts 3
    • Réserver
    • + débat/Q&A
  • © Michel Khleifi _ Marisa Films _ Sourat Films
    © Michel Khleifi _ Marisa Films _ Sourat Films
  • © Michel Khleifi _ Marisa Films _ Sourat Films
    © Michel Khleifi _ Marisa Films _ Sourat Films
  • © Michel Khleifi _ Marisa Films _ Sourat Films
    © Michel Khleifi _ Marisa Films _ Sourat Films

Farah Hatoum, cinquante ans, vit à Nazareth, en Galilée. Sahar Khalifeh, jeune romancière palestinienne de Ramallah, vit en Cisjordanie occupée. Toutes deux, tout en étant très différentes, sont confrontées à la fois à l’occupation israélienne et aux obstacles que vivent les femmes dans les sociétés arabes.

Après avoir fait une série de reportages télévisés sur son pays d’origine, la Palestine, Michel Khleifi, avec La Mémoire fertile, aborde un cinéma plus personnel: celui du documentaire de création.

Il y brosse le portrait des deux femmes. Farah est une vieille dame, veuve, devenue ouvrière d’usine après qu’on l’a spoliée de ses terres. Avec une obstination butée, elle n’accepte pas les propositions de compensation que lui font les Israéliens. Sahar, elle, est une intellectuelle. Divorcée, elle paie son indépendance, son droit à l’écriture, par la solitude. Michel Khleifi, en filmant ces deux personnages qui représentent les milieux sociaux et des générations différentes, aborde plus largement la condition des femmes. Elles ont à lutter sur tous les fronts : à l’extérieur, pour faire face aux agressions de l’Etat d’Israël; dans leur propre vie, pour se défendre contre les diktats d’une société patriarcale; avec elles-mêmes, enfin, pour choisir leur chemin et, avec courage, leurs lieux de refus. Le ton de l’intellectuelle est celui d’une entrevue/réflexion ou d’une conversation/méditation. Il diffère de celui de la vieille dame, plus proche de la saga familiale, de la mémoire affective.

Si ce film aborde les problèmes fondamentaux d’une société et d’une nationalité, il ne le fait pas d’une manière raide, mais par touches impressionnistes tenant à la fois des gestes de la vie quotidienne et des réflexions sur la vie. Eplucher des légumes, prendre un autobus, langer un enfant, faire son ménage, regarder la télévision en famille, penser aux morts et aux absents, chanter (on chante beaucoup dans ce film) deviennent alors des actes absolument culturels.

(Avilafilms.be)

« C’est le résultat de plusieurs années de travail, j’ai fait plusieurs reportages dans les territoires occupés, mais je dois dire aussi que le film m’a dépassé. Au fond, c’est quoi le problème palestinien, c’est le problème de l’oppression : une oppression qui domine le monde. Je me suis dit que c’était en parlant des plus opprimés que je parviendrai à donner une dimension au problème palestinien. J’ai pensé que la femme permettrait de faire ressortir toutes les contradictions. »

Michel Khleifi / Sabzian

    • mar 24
    • mars
    • 21h15
    • Saint André des Arts 3
    • Réserver
    • + débat/Q&A
  • Sous-titres : version originale sous-titrée français
  • Sociétés de production : Marisa Films, Sourat Films
  • Contact Copie : Elisa Lagarde / elisa@imanefares.com
  • Image : Yves Vander Meeren, Marc-André Batigne
  • Son : Ricardo Castro
  • Montage : Moufida Tlatli
  • Musique : Jacqueline Rosenfeld, Janos Gillis