Palestine : Formes du refus

Voir les palestiniens et les palestiniennes

les regarder vivre au quotidien, proposer un contre-champ  aux images des médias, parasiter les stéréotypes, redonner un visage à la résistance…

Depuis les luttes politiques participant du mouvement international contre l’impérialisme des années 70 et les récits des anciens racontant la vie dans les villages aujourd’hui détruits et effacés du paysage – mais pas de la mémoire, jusqu’à la persévérance et la détermination qu’il faut pour vivre au jour le jour sous occupation ou assiégé, le cinéma palestinien œuvre farouchement contre l’invisibilisation de la population palestinienne. Un cinéma vivant qui témoigne de ses conditions de vie concrètes mais aussi de sa résistance et sa capacité à créer des espaces de liberté dans les interstices de la vie qui échappent aux règles de l’oppression.  Si depuis les années 70, les cinéastes et les artistes ont changé de ton – aujourd’hui moins directement militant « au service du peuple palestinien » et « contre les forces réactionnaires » – leurs films font entendre des voix éminemment politiques à la convergence des luttes anticapitalistes, décoloniales et écologistes, dont la Palestine semble être l’épicentre aujourd’hui. Mais surtout, tous rendent compte encore et toujours de ce qu’être Palestinien veut dire. A Gaza, en Cisjordanie, à Jérusalem Est, dans les camps des pays alentour ou de la diaspora, toutes et tous « veulent une vie pleine et digne et s’y accrochent résolument »

Cette programmation est proposée en collaboration avec Jumana Manna