With Love and Rage
- 2026
- France
- 43'
- Anglais, Français
1980, après l’élection de Ronald Reagan, l’Amérique se réarme. Face à la machine de guerre, deux mille femmes encerclent le Pentagone et réveillent une autre forme de pouvoir, puisant dans le soin et la vulnérabilité.
“Nous nous réunissons au Pentagone le 16 novembre parce que nous avons peur pour nos vies. Peur pour la vie de cette planète, notre Terre et pour la vie des enfants qui sont le futur de notre humanité… Nous sommes venues pour pleurer, hurler et défier le Pentagone parce qu’il est le lieu de travail de la puissance impériale qui nous menace toutes.” Ainsi s’ouvre la déclaration de la première Women’s Pentagon Action en novembre 1980. Date citée comme l’un des temps marquants des débuts de l’écoféminisme et dont Bojina Panayotova restitue non pas le déroulé de manière objective mais la puissance et l’énergie qui y a circulé. Fragmentaire, le film se tresse en mêlant des archives, des récits, des voix, des chants et en prenant soin de faire exister une parole politique collective sans effacer les trajectoires intimes qui la constituent. L’ensemble avance guidé par un récit qui s’écrit entre les images : une voix unique constituée de bribes de témoignages mêlés des femmes qui étaient là. Des prises de paroles de figures majeures du féminisme et de l’écoféminisme viennent appuyer sur l’image, charger et lier les corps et les expériences. Leurs voix et leurs textes, écrits avant ou après l’action, circulent dans le film et en dehors. Les sources et les temps se confondent, on jurerait entendre des voix d’aujourd’hui. Les images d’archives époustouflantes des cinéastes au travail, capables d’un geste de cinéma singulier au milieu des femmes qui encerclent le Pentagone, sont des images à transmettre et portent en elles le rappel que les choses avancent en insistant et en recommençant.
Clémence Arrivé Guezengar
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Bojina Panayotova a grandi en Bulgarie, et migré en France après la chute du mur. Elle étudie le cinéma à La Fémis où elle rencontre les réalisateurs-producteurs Stank. Avec leur soutien, elle réalise deux films qui explorent la Bulgarie en entremêlant intime et politique.
Dans Je vois rouge, sélectionné à la Berlinale, elle embarque sa famille dans une odyssée tragi-comique autour des dossiers de la police secrète communiste. Dans L’Immeuble des braves, court métrage multi-primé, en compétition à Cinéma du réel en 2019, elle suit un homme à la recherche de ses chiens disparus et capte le climat de la capitale bulgare, entre paranoïa, absurdité et tension sociale.
Passionnée de danse, elle collabore avec la chercheuse Isabelle Klein à une performance autour de l’épidémie de danse de 1518.
En parallèle, elle aime plonger dans d’autres univers et se mettre au service d’autres cinéaste. Elle coécrit notamment Camille de Boris Lojkine (2019) et Fils de chien, je te félicite de Xavier Sirven (en production), et travaille aussi comme scripte.
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- lun 23
- mars
- 14h00
- Arlequin 1
- Réserver
- + débat/Q&A With Love and Rage
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- mer 25
- mars
- 21h15
- Saint André des Arts 3
- Réserver
- + débat/Q&A Maria a piedi nudi
- Sous-titres : version originale sous-titrée français et anglais
- Sociétés de production : Les Films Hatari, Les Films de la Nuit
- Copie Contact : Les Films de la Nuit / contact@lesfilmsdelanuit.fr
- Image : Bojina Panayotova, Xavier Sirven, Barbara Hirschfeld, Kate Donnelly
- Son : Pierre Bariaud, Samuel Aïchoun
- Montage : Bojina Panayotova, Xavier Sirven
- Musique : Antoine Pesle, Emilian Gatsov