Festival Parlé #7

Perpétuer le monde : Une traversée documentaire des luttes écoféministes

En partenariat avec le programme doctoral SACRe de l’Université PSL et L’Institut universitaire de France.

S’inspirant des pensées et des mobilisations écoféministes des années 1970 jusqu’à aujourd’hui, la septième édition du festival parlé poursuit une réflexion engagée en 2024 avec Silvia Federici autour de l’horizon des communs et des manières d’habiter le monde. Elle s’intéresse à l’intersectionnalité des luttes environnementales, féministes et décoloniales à travers des histoires, des travaux et des créations qui révèlent les liens systémiques entre l’exploitation des ressources de la planète et l’oppression des minorités de genre, de classe et de race. Remobilisant le terme inventé par Françoise d’Eaubonne dans son livre de 1974 Le féminisme ou la mort, ce thème écoféministe invite théoriciennes, artistes et activistes à témoigner, partager, actualiser des expériences de luttes et de création, en écho à une programmation de six séances où s’élabore une histoire intime aussi bien que collective des micro-résistances à l’ordre productiviste en différents endroits du monde. Depuis les gestes minuscules soignant la terre et l’âme dans un jardin du Massachusetts jusqu’aux liens quotidiens unissant une communauté humaine et une forêt en Inde, en passant par les archives de militantes anti-nucléaire en Angleterre et en France, ce sont autant de pratiques génératives que cette septième édition du festival parlé entend cartographier. Outre six séances de projection accompagnées, deux tables rondes investiront les enjeux tout à la fois historiques, politiques et esthétiques de ces expériences. La première, « Savoirs et pratiques communautaires à la croisée des époques et des luttes », reviendra sur l’effacement des savoirs environnementaux et des pratiques génératives de la mémoire collective, et sur l’importance de la transmission de ces savoirs, pratiques et expériences communautaires, dont le cinéma a été l’un des outils parmi d’autres. La seconde table ronde, « La forme modeste : gestes écopolitiques de création », portera sur les techniques et moyens de la création quand celle-ci s’érige contre l’imbrication historique des modes de production et de représentation avec les projets impérialistes et industriels, et qu’elle cherche au contraire à inventer une forme à la mesure de sa responsabilité éco-éthique, une forme modeste, ancrée dans un territoire et une communauté, accordant sa fin et ses moyens.

Et aussi…

Un programme de films se fera l’écho de la pensée et du geste écoféministe, en miroir à ce temps de discussion, plus d’informations ici.


Le Festival parlé est un séminaire proposé au public du festival, qui donne la parole aux praticiens. Il se pense comme un espace critique qui pose la question de la pratique documentaire, de ses spécificités au-delà du cinéma, qui s’interroge sur ce que le qualificatif documentaire désigne de commun entre les différents acteurs du champ artistique et culturel qui s’en réclament.

 Le Festival parlé est élaboré en partenariat avec le programme doctoral SACRe de l’Université PSL et avec L’Institut universitaire de France.


Le Festival parlé fait l’objet chaque année d’un recueil publié par les Éditions de l’oeil : « Savoirs situés » thème de l’édition 2025, sera disponible en mars 2026.