Le cinéma, une dynamique pour habiter le monde

La programmation hors compétition confronte le cinéma documentaire contemporain à son histoire et rend compte de la diversité des manières de faire des cinéastes. Cette programmation se construit à la fois comme le pan patrimonial du festival mais aussi comme un panorama du documentaire au présent. A travers cette programmation hors compétition, le public est invité à parcourir le territoire du cinéma selon un cheminement chaque année différent, selon une logique qui permet de raconter une partie de son histoire.


Luke Fowler

Refus des carcans historiques, esthétiques et narratifs, éloge de la marge avec le cinéaste et musicien écossais Luke Fowler.

Né en 1978, il est une figure centrale de la scène artistique de Glasgow. Une partie centrale de sa production filmique se concentre sur la réalisation de portraits de personnages radicaux, comme le compositeur avant-gardiste et activiste politique Cornelius Cardew, le psychiatre R.D. Laing ou l’historien marxiste Edward Palmer Thompson.


Jumana Manna

Ce que la colonisation fait aux corps et aux territoires avec la cinéaste et artiste palestinienne Jumana Manna.

Ses films explorent la façon dont les formes de pouvoir économique, politique, colonial , conditionnent la vie humaine et végétale, imprimant paysages et corps. Son cinéma est révélateur du paradoxe entre une réalité en ruine et la vie qui se régénère.


Le peuple palestinien et sa résistance

En collaboration avec Jumana Manna, une programmation pour « apprendre à voir » le peuple palestinien, sa résistance et parcourir un pan de son histoire.


L’écoféminisme à la conjonction des luttes

Un programme de films – avec notamment une partie des Five Years Diaries d’Anne-Charlotte Robertson et le collectif indien Yugantar (Sudesha) – se fera l’écho de la réflexion menée lors du Festival parlé #7 autour de la pensée et du geste écoféministe.


Focus sur les pratiques amateurs du cinéma

Comme il existe une pratique amateur en peinture et en musique, il existe une pratique amateur du cinéma. C’est elle que nous voulons interroger : que fait le cinéma à ces réalisateurs amateurs ?

  • Une séance de projection sera consacrée à plusieurs films réalisés dans des lieux de détention. Avec Lucarne réalisé par Ulysse Sorabella à la Maison d’arrêt de Bois D’Arcy, L’Éternité réalisé par Sébastien Betbeder dans le cadre d’un atelier avec la Maison centrale de Saint-Martin-de-Ré, Baumettes Studio réalisé par Hassen Ferhani aux Baumettes à Marseille.
  • Une séance spéciale autour du groupe Mohamed en collaboration avec la Cinémathèque idéale des banlieues du monde autour de la restauration du film Le Garage.
  • C’est quoi le réel ? Avant chaque séance, tout au long du festival, une nouvelle pastille à découvrir parmi les cent pastilles réalisées dans le cadre d’ateliers avec Les Yeux de L’Ouïe et les structures sociales partenaires du festival.