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Cabascabo

Oumarou Ganda
1969 Niger 45 min
dim 13
mars
18h30
FDI 100
Réserver
jeu 17
mars
21h00
Centre Pompidou - Cinéma 2
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Dans la même séance : Carnaval da Vitória

Niger. Cabascabo, un tirailleur africain du corps expéditionnaire français en Indochine revenu au Niger a dilapidé sa fortune en menant la belle vie à Niamey. Devenu simple manœuvre, il voit défiler les épisodes de sa vie.



Restauré par l’Institut français en 2019.


Ganda est alors assistant-réalisateur dans le groupe Culture & Cinéma, fondé à Niamey, sous l’égide du Centre culturel franco-nigérien. Il obtient ainsi les moyens de tourner son premier film, Cabascabo, moyen métrage dont il est à la fois l’auteur, le réalisateur et l’acteur principal. La rigueur et la simplicité du découpage qui fait alterner les déambulations et les travaux de Cabascabo dans Niamey avec les scènes revécues, l’efficacité d’une image en noir et blanc qui exclut tout spectaculaire expliquent, avec l’interprétation donnée par Ganda lui-même du personnage de Cabascabo, la place que prit immédiatement l’auteur au Niger.

Oumarou Ganda

Né au Niger, dans la région du fleuve, Oumarou Ganda s’engage, en 1951, dans le corps expéditionnaire français en Indochine : il a seize ans. De retour au Niger en 1955, il est enquêteur-statisticien durant un an, puis part pour Abidjan (Côte-d’Ivoire) où se trouve un important groupe d’émigrés ghanéo-nigériens ; il rencontre Jean Rouch qui prépare un film sur ces émigrés, devient enquêteur dans son équipe, puis accepte de jouer dans le film le rôle d’un manœuvre du port d’Abidjan. Moi un Noir, film dont la durée passa d’un quart d’heure à une heure trente, fut un modèle pour l’école du « cinéma-vérité » : il fit découvrir à Ganda l’efficacité du cinéma comme instrument de prise de conscience et d’éducation. La qualité de son premier film Cabascabo lui permet de bénéficier d’une aide de la coopération pour le tournage de deux nouveaux films, Le Wazzou polygame (1970) et Saïtane (1972). Enfin, après un long silence dû aux changements politiques que connaît le Niger, Ganda tourne Cock cock cock, seul film disponible d’une série de trois documentaires inspirés par les chants et traditions populaires et L’Exilé (1980), qui sort peu de temps avant sa mort.

dim 13
mars
18h30
FDI 100
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jeu 17
mars
21h00
Centre Pompidou - Cinéma 2
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Dans la même séance : Carnaval da Vitória
Production :
Argos Films
Scénario :
Oumarou Ganda
Image :
Gérard De Battista, Toussaint Bruschini
Son :
Moussa Hamidou
Montage :
Danièle Tessier
Contact copie :
lea.baron@institutfrancais

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