Cinéma du Réel - Festival international de films documentaires
Tepantar
DR

Tepantar

Pierre Michelon

2017 / France / 28 min

i Vendredi 24 Mars 21H00 Luminor
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Version originale sous-titrée en français et anglais + DÉBAT

Projeté avec :
Pagani de Elisa Flaminia Inno
i Samedi 25 Mars 15H10 Petite Salle
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Version originale sous-titrée en français et anglais + DÉBAT

Projeté avec :
Pagani de Elisa Flaminia Inno
i Lundi 27 Mars 10H00 Luminor
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Version originale sous-titrée en français et anglais

Projeté avec :
Pagani de Elisa Flaminia Inno

« Tepantar est l’histoire d’un enfant qui voulait devenir apatride. [...] Œdipe, Marguerite Duras, Guy Hocquenghem et Gayatri Chakavarty Spivak lui offraient des paroles aiguisées comme des lances qu’il offrit un jour à Sudipta Mitra Datta, un oiseau polyglotte capable de chanter de nouveaux horizons. » Au Bengale-Occidental, dans un ancien comptoir de l’empire colonial français, Pierre Michelon trouve un point d’extériorité pour filmer la France « avec un f minuscule », selon la formule du philosophe Guy Hocquenghem dans La Beauté du métis. Réflexions d’un francophobe (1979). Faisant entendre ce texte saisissant dans la traduction d’une interprète bengalie, il orchestre par le changement de langue, de voix et de sexe un décentrement doux. Il s’agit moins ici de critiquer son pays d’origine que ce qu’il impose « de faire et d’être », soit la nationalité « comme un vêtement malcommode » (Hocquenghem). Muni d’un ami imaginaire – un petit cheval de terre cuite amputé ramassé sur les lieux – le cinéaste met en œuvre par le montage et la bande-son « un rêve apatride ». Il filme aussi les poules du Théâtre de Tepantar, de la préparation de leur enclos jusqu’à leur vente. Interdites de liberté, ces captives sont les repoussoirs de l’esprit libre qu’incarnent l’enfance, le militantisme gay et la création littéraire. (Charlotte Garson)

Production / Contact copie: Spectre productions

La pratique documentaire de Pierre Michelon s’est élargie à l’École des Beaux-arts de Nantes et à la Villa Arson à Nice, où il s’est intéressé à l’écriture, à la performance ou à la question de l’usage de l’histoire, notamment coloniale. Ses films, présentés dans des festivals et des centres d’art, lui permettent de partir à la rencontre des publics cinéphiles, associatifs, militants et engagés.