Cinéma du Réel - Festival international de films documentaires
Les  Îles resonnantes
DR

Les Îles resonnantes

Juruna Mallon

2017 / Brésil, France / 41 min

i Jeudi 30 Mars 15H30 Cinéma 2
X fermer

Version originale française sous-titrée en anglais + DÉBAT

Projeté avec :
115 DB de Lucile Chaufour
i Vendredi 31 Mars 18H10 Cinéma 1
X fermer

Version originale française sous-titrée en anglais + DÉBAT

Projeté avec :
115 DB de Lucile Chaufour
i Samedi 01 Avril 17H00 Centre Wallonie Bruxelles
X fermer

Version originale française sous-titrée en anglais

Projeté avec :
115 DB de Lucile Chaufour

Plongeant sans voix off dans le travail d’Éliane Radigue, pionnière en France de la musique minimaliste et électroacoustique, la cinéaste invite chacun de nous à une expérience sonore corporelle et spirituelle. Les premiers sons pourraient être ceux d’un orchestre qui accorde ses instruments ; mais cette indécision de départ sert de passerelle vers la concentration à la fois requise et produite par les compositions. S’il montre une violoniste et une violoncelliste répétant avec Éliane Radigue, le film ne se réduit pas à un documentaire sur la création. Il affute nos oreilles. « Liberté de se laisser envahir, submerger par un flot sonore continu dans lequel l’acuité perceptive s’affine en la découverte de quelques micro-battements, là derrière, pulsations, souffle », selon les mots de la compositrice, dont l'extrême capacité d'écoute transparaît dans un magnifique insert sur son regard. Le dispositif du film génère les images mentales que la musique a vocation à susciter, proposant avec les moyens propres du cinéma des paysages sonores. Dans le sillage de l’influence bouddhiste déclarée de Radigue, il se propose d’atteindre « une conscience d’elle-même sans cerveau, comme un flux qui continue au-delà du corps » – « conscience subtile » qui requiert impérativement une vision en salle. (Charlotte Garson)

Production: Cabro, Calypso

Contact copie: Calypso

Né au Brésil, Juruna Mallon vit en France depuis quelques années. Formé en cinéma et anthropologie visuelle, il a co-réalisé en 2015 avec Lucas Parente Satan Satie, inspiré des écrits, dessins et musiques du compositeur.