Cinéma du Réel - Festival international de films documentaires
Je ne me souviens de rien
DR

Je ne me souviens de rien

Diane Sara Bouzgarrou

2017 / France / 59 min

i Mardi 28 Mars 17H00 Centre Wallonie Bruxelles
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Version originale française sous-titrée en anglais

Entrée libre
Projeté avec :
The Brick House de Eliane Esther Bots
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i Vendredi 31 Mars 21H00 Cinéma 2
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Version originale française sous-titrée en anglais + DÉBAT

Projeté avec :
The Brick House de Eliane Esther Bots
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« Décembre 2010 : la révolution éclate en Tunisie, le pays d’origine de mon père. Les cris de fureur du peuple tunisien rejoignent d’une étrange manière ceux qui se déversent en moi depuis quelques semaines. Souffrant du trouble bipolaire, je traverse au même moment un épisode maniaque d’une telle intensité qu’il me laisse presque entièrement amnésique. » Je ne me souviens de rien, désigné par son auteure comme « un film de found footage, un film d’archives », travaille contre son titre : même pendant la période inaccessible à sa mémoire, Diane Sara Bouzgarrou filmait, dessinait, prenait des photos. Toute honte bue, elle doit donner forme à ce matériel et sens à l’événement – pourtant la reconstitution est d’emblée frappée d’un soupçon volontariste. « Bipolaire, bisexuelle, binationale », se définit fièrement la cinéaste en phase maniaque, avec un désir d’ubiquité qui peut inquiéter. Mais cette chronique de la vie d’une personne bipolaire ne livre pas seulement un autoportrait troué. Ses moments les plus poignants concernent le rôle délicat de son entourage, parents ou compagnon cherchant sans relâche la bonne distance : « J’espère que t’es pas trop heureuse ! » À celle qu’ils aiment et qui leur demande de raconter ce qu’elle a oublié, ils livrent des bribes de récit dont la modestie factuelle cache une épopée émotionnelle. (Charlotte Garson)

Production: Triptyque Films

Contact copie: DOCKS 66 / Ubuntu culture

Diane Sara Bouzgarrou vit et travaille entre Lille et Paris. En plus de ses activités de cinéaste, elle explore depuis quelques années le champ des arts plastiques. Ses films se nourrissent de tous ses projets et se placent à la frontière des genres (documentaire, fiction, cinéma expérimental). Citons Quand je serai grande, je serai footballeur (2012), en forme de journal intime filmé sur deux ans.