Cinéma du Réel - Festival international de films documentaires
Chaque mur est une porte
DR

Chaque mur est une porte

Elitza Gueorguieva

2017 / France / 58 min

i Samedi 25 Mars 21H00 Luminor
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Version originale sous-titrée en français et anglais + DÉBAT

Projeté avec :
Undo de Majed Neisi
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i Lundi 27 Mars 17H00 Centre Wallonie Bruxelles
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Version originale sous-titrée en français et anglais

Entrée libre
Projeté avec :
Undo de Majed Neisi
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i Jeudi 30 Mars 13H50 Cinéma 1
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Version originale sous-titrée en français et anglais + DÉBAT

Projeté avec :
Undo de Majed Neisi
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« Quand j’avais 7 ans, ma mère avait le don d’ubiquité. Une fois par mois, elle se dédoublait... » La voix off du souvenir d’enfance inscrit dans un écrin féerique l’émission Version M, qu’animait la mère de la cinéaste à la télévision bulgare. En puisant dans sa collection familiale de VHS, Elitza Gueorguieva documente de manière ludique et touchante la « transition démocratique » de la Bulgarie de 1989 à 1991, avant un retour au pouvoir des communistes. Penseurs, hippies, étudiants et poètes commentent et chantent les bouleversements politiques (« Je ne suis pas communiste » ou « Comment va-t-on atteindre les Américains ? », ravissantes rengaines pop). L’atmosphère parfois kitsch de l’émission contraste avec la profondeur des considérations politico-philosophiques. Dans un numéro intitulé L’Espoir, la mère lit des questions de Max Frisch : « Aucune révolution n’a satisfait pleinement les attentes de ceux qui l’ont initiée. En déduisez-vous que la grande révolution est inutile ? En fin de compte, quels espoirs sont les plus importants, les accomplis ou les déçus ? » Tressage plein d’humour entre l’intime et l’historique, l’enfance et la désillusion d’une renaissance démocratique, Chaque mur est une porte s’offre pour finir en réécriture d’Alice au pays des merveilles : la mère, qui se promène, toute petite, devant un tas de Lego tandis qu’une main géante construit et détruit un mur, devient dans le finale à la fois l’héroïne carrollienne d’une révolution ratée et la figure de sa propre fille, initiée à l’Histoire bulgare par la lucarne. (Charlotte Garson)

Production / Contact copie: Les Films du Bilboquet

Elitza Gueorguieva est cinéaste, performeuse et auteure de textes. Née à Sofia, elle vit et travaille depuis quinze ans à Paris. En plus de ses activités de réalisatrice, elle a publié son premier roman Les cosmonautes ne font que passer aux Éditions Verticales en septembre 2016.