Cinéma du Réel - Festival international de films documentaires
Undo
DR

Undo

Majed Neisi

2016 / Iran / 39 min

i Samedi 25 Mars 21H00 Luminor
X fermer

Version originale sous-titrée en français et anglais

Projeté avec :
Chaque mur est une porte de Elitza Gueorguieva
Voir dans la grille
i Lundi 27 Mars 17H00 Centre Wallonie Bruxelles
X fermer

Version originale sous-titrée en français et anglais + DÉBAT

Entrée libre
Projeté avec :
Chaque mur est une porte de Elitza Gueorguieva
Voir dans la grille
i Jeudi 30 Mars 13H50 Cinéma 1
X fermer

Version originale sous-titrée en français et anglais + DÉBAT

Projeté avec :
Chaque mur est une porte de Elitza Gueorguieva
Voir dans la grille

À Khorramshahr, ville iranienne à la frontière de l’Irak, qui l’occupa pendant deux ans, un photographe iranien et un caméraman de l’armée irakienne se rencontrent, 37 ans après le début de la guerre entre leurs pays respectifs. Leur dialogue, chacun dans sa langue, semble à la fois périlleux et nécessaire, et ceux qui en sont témoins alentour avancent une oreille prudente ou se risquent à raconter leur histoire de guerre et d’occupation. Heureusement, il ne s’agit guère ici de restituer « objectivement » deux témoignages en miroir. La caméra suit plutôt la façon dont la parole essaime, faite de sentiment d’aujourd’hui et de bribes de souvenirs souvent très visuels pour ces deux hommes d’images. C’est Qassem, l’Irakien, qui pointe la réversibilité de l’antagonisme : « Même la mosquée était bombardée. Je me suis dit : “Et si ça avait été nous ?” » Tous deux ont en commun d’avoir été déracinés, l’un par la guerre (dans une séquence glaçante, il décrit la vie et la beauté de sa maison, traçant au sol des pièces disparues devant une autre bâtisse qui l’a remplacée), l’autre par de multiples attentats-suicides qui ont détruit ses studios-photo successifs. Devant l’ampleur de ce qui est irrémédiablement détruit, impossible à défaire (undo) architecturalement, humainement et politiquement, le finale propose un terrain commun, littéralement humble : les herbes, le bord de l’eau, le climat – moins une utopie bucolique pour cette ville exsangue que la possibilité de l’extraire de ses seuls stigmates historiques. (Charlotte Garson)

Production / Contact copie: Majed Neisi Productions

Majed Neisi est né en Iran pendant la guerre avec l’Irak. Ce contexte l’a amené à examiner, dans son travail, les pathologies des conflits au Moyen-Orient. Ses films, régulièrement projetés dans les festivals internationaux, décrivent la situation de personnages ordinaires pris dans le mouvement de l’Histoire. Il travaille aujourd’hui sur des projets de documentaires en Irak et en Syrie.