Cinéma du Réel - Festival international de films documentaires
Iec Long
D.R.

Iec Long

João Rui Guerra da Mata, João Pedro Rodrigues

2014 / Portugal / 31 min

i Vendredi 20 Mars 21H00 Luminor
X fermer

Version originale sous-titrée en français et anglais +DÉBAT

Projeté avec :
La Révolution de l’alphabet de Érik Bullot
Wayward Fronds de Fern Silva
i Dimanche 22 Mars 13H15 Cinéma 2
X fermer

Version originale sous-titrée en français et anglais +DÉBAT

Projeté avec :
La Révolution de l’alphabet de Érik Bullot
Wayward Fronds de Fern Silva
i Lundi 23 Mars 14H00 Cinéma 2
X fermer

Version originale sous-titrée en français et anglais

Projeté avec :
La Révolution de l’alphabet de Érik Bullot
Wayward Fronds de Fern Silva

Cela commence comme un bouquet sonore et lumineux : l’éclat jubilatoire du Nouvel An chinois, ses pétards et ses feux d’artifices. Aux séquences actuelles, caractérisées par la netteté et le piqué, succède bientôt la palpitation plus lente  du passé. Dans le sillage de La Dernière fois que j’ai vu Macao, qui insufflait aux plans documentaires de l’ancienne colonie portugaise un récit de film noir, João Pedro Rodrigues et João Rui Guerra da Mata prêtent les moyens du cinéma à des fantômes qui semblent appeler. Dans l’entre-deux-guerres, sur l’île de Taipa, à Macao, l’industrie du pétard était aussi dangereuse que lucrative. Prisés pour leurs doigts agiles et leur faible coût, les enfants étaient les premiers exploités – et les premières victimes des nombreuses explosions mortelles. Si la manufacture de Iec Long, n’a fonctionné que de 1923 aux années 1970, ses murs sont encore debout et sa mémoire vive – filmée comme son âme –  toujours à demeure. Le témoignage d’un ancien ouvrier s’étaye d’images moins nettes d’un garçon au regard d’outre-tombe. Photos, films d’archives, figurines : différents régimes d’image et de parole font converger retour sur l’enfance et passé colonial. Parti de la fulgurance des étincelles et des craquements, Iec long crée des résonances plus diffuses et douces, mais aussi plus lancinantes que les joies pétaradantes de sa fête inaugurale. (Charlotte Garson)