Cinéma du Réel - Festival international de films documentaires
A  Festa e os cães
D.R.

A Festa e os cães

Leonardo Mouramateus

2015 / Brésil / 25 min

i Samedi 21 Mars 13H30 Cinéma 1
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Version originale sous-titrée en français et anglais +DÉBAT

Projeté avec :
Nocturnes de Matthieu Bareyre
i Mardi 24 Mars 19H30 Centre Wallonie Bruxelles
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Version originale sous-titrée en français et anglais

Projeté avec :
Nocturnes de Matthieu Bareyre
i Samedi 28 Mars 16H30 Cinéma 2
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Version originale sous-titrée en français et anglais +DÉBAT

Projeté avec :
Nocturnes de Matthieu Bareyre

Cet essai à multiples premières personnes, Leonardo Mouramateus le monte avec l’assurance tâtonnante des retours dans la nuit après les fêtes, dans Fortaleza déserte, lorsqu’il aboyait contre les chiens errants. Ici les chiens contre lesquels avancent les voix off ne sont rien d’autre que les désertions elles-mêmes. Non seulement l’ami Dani est parti vivre à Lisbonne mais le cinéaste aussi a fichu le camp, seul exilé de la famille après son oncle Mauro (personnage éponyme de son documentaire présenté à Cinéma du  réel en 2013). Reste un paquet de photos prises il y a une dizaine d’années, les six derniers mois de sa vie à Fortaleza. À la fois dérisoires et élégiaques, ces clichés où le flash surexpose la pénombre font surgir les moins poétiques des souvenirs – copain amoché par un videur, danses avinées dans une piscine de jardin… L’appareil qui les a prises n’a pas non plus de noblesse technique, son plastoc l’ayant condamné à une vie aussi éphémère que la joie d’une fête avant les vomissements de Dani. Ici, nul punctum tel que Barthes l’entend dans La Chambre claire : il ne s’agit pas de déceler dans les photos ce qui nous « point », mais de témoigner d’une durée alors en boucle, comme « The Birds », la chanson de Telefon Tel Aviv qu’écoute Kevin sur son lit. En revisitant ainsi la sortie de son adolescence, l’Orphée cinéaste n’a heureusement rien documenté. Il signe pourtant une comète poétique – un kaléidoscope lo-fi où il parvient à se voir grandir. (Charlotte Garson)