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Hommage à Dalila Ennadre : Jean Genêt, Notre-Père-des-Fleurs

Dalila Ennadre
2021 Maroc, France 81 min
jeu 17
mars
20h40
Centre Pompidou - Cinéma 1
Réserver

Jean Genet a passé les dix dernières années de sa vie à Larache au Maroc. Dans le vieux cimetière espagnol où il repose, au bord de la mer, une modeste famille de gardiens veille avec affection et constance sur lui.

Sous l’ombre bienveillante de Jean Genet, ce film est un dialogue entre les vivants et les morts, une invitation à tenir les mondes ensemble, entre sourde révolte humaniste et élégie poétique. Une famille garde avec amour une tombe blanche, dans un cimetière avec vue sur la mer. Aujourd’hui, l’écrivain est définitivement chez lui, au milieu des siens et c’est une légende pour les habitants de la ville. Ils ne sont pas nombreux à l’avoir connu ; rares sont ceux à l’avoir lu, la plupart se le sont réinventé, chacun a son histoire à raconter sur lui. Mais tous sont d’accord sur une chose : «Jon Joné» les estimait, il était de leur côté. Ces personnes simples, pauvres, et pour tout dire invisibles, forment le peuple sans voix et sans avenir du Maroc. Incarnations vivantes des personnages de son œuvre, ils veillent désormais sur sa tombe.

Dalila Ennadre

Dalila Ennadre est une réalisatrice marocaine réputée pour ses documentaires sur le quotidien marocain, ses portraits de femmes et, plus largement, un travail s’employant à explorer la veine sociale du documentaire. Née le 12 août 1966 à Casablanca, c’est à la Courneuve dans la cité dite « des 4 000 », qu’elle grandit. Suivant les traces d’un grand frère devenu photographe et promis à une renommée internationale, elle quitte ses études pour voyager (Guyane, Allemagne, Maroc, Québec entre autres) et se former, en autodidacte, au cinéma. Après avoir travaillé pour des programmes télévisés et des commandes institutionnelles, elle se lance dans la réalisation de documentaires dans la seconde moitié des années 1980. Le Maroc constitue son terrain privilégié. Elle y filme surtout les femmes, entre autres dans El Batalett, femmes de la Médina (2000) et Je voudrais vous raconter (2005). Auteure d’une œuvre peu prolixe mais précise, sensible et par bien des aspects militante, elle réalise une dizaine de documentaires entre 1987 et 2019. Dalila Ennadre est décédée le 14 mai 2020 des suites d’une longue maladie, alors qu’elle travaillait sur le montage de son dernier film Jean Genet, Notre-Père-des-Fleurs (2021), achevé grâce à sa monteuse, Catherine Mantion, et sa fille Lilya, avec un groupe d’amis cinéastes qui lui ont été proches jusqu’à ses derniers jours.

jeu 17
mars
20h40
Centre Pompidou - Cinéma 1
Réserver
Production :
La Prod, Laya Prod
Image :
Dalila Ennadre
Son :
Matthieu Gasnier
Montage :
Catherine Mantion
Contact copie :
frontieres@hotmail.com