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Before the Dying of the Light

Avant le déclin du jour
Ali Essafi
2020 Maroc 70 min
mar 15
mars
16h20
MK2 Beaubourg
Réserver

Au Maroc, les années 1970 représentent la dernière période où les luttes sociales et les rêves de changement étaient une réalité. Également appelées «années de plomb» il s’agit de la période artistique et culturelle la plus féconde, celle qui a façonné la première génération d’artistes postcoloniaux marocains.

Au Maroc, il n’y a pas d’Archives Nationales ! Elles ont été au pire négligées et au mieux détournées par quelques institutions étroitement liées au système. Sous la pression de l’Union européenne, un projet de loi prévoyant la création des Archives du Maroc a été voté en 2003 ! Mais depuis, cette institution est restée une coquille vide et n’a jamais récupéré les archives cinématographiques et audiovisuelles à ce jour. Même si elles sont officiellement consultables, le système continue de rendre l’accès difficile et parfois impossible ! Ainsi, d’une génération à l’autre, l’amnésie persiste et la créativité s’estompe…
Les cinéastes locaux sont toujours conscients de l’importance de ce sujet ! Le régime a rapidement dissuadé quiconque souhaitait traiter les archives d’une manière différente de l’interprétation officielle. Au début des années 70, Ahmed Bouanani, qui fut le premier et le dernier à s’y être essayé, en a fait les frais tout au long de sa carrière ! Son film Mémoire 14 (1971), fruit de nombreuses années de recherche, a été réduit par la censure de 108 à 24 minutes ! C’est le seul film indépendant existant basé sur des archives jusqu’à la production de Before the Dying of the Light !
Comme la plupart des artistes marocains de ma génération, j’ai évolué dans une totale ignorance de l’histoire locale du cinéma et des arts visuels. Inspiré par Mémoire 14 et par la démarche d’Ahmed Bouanani, j’ai entrepris une longue et difficile collecte et exploration d’archives. Cela m’a permis de renouer enfin avec la création artistique des générations précédentes, et m’a convaincu de l’intérêt de partager ces découvertes avec un large public.
Before the Dying of the Light n’est pas non plus un film sur le passé ! Mon intention est plutôt d’invoquer cet épisode pour s’interroger sur la place de l’artiste et de la création dans la société. Cette question doit être constamment examinée pour que l’art ne perde pas de vue ses références essentielles.
(Ali Essafi, dossier de presse)

Ali Essafi

Né au Maroc, Ali Essafi a poursuivi une carrière de réalisateur de documentaires après des études de psychologie en France. Ses œuvres incluent Général nous voilà !, Le Silence des champs de betteraves, Ouarzazate Movie et Le Blues des Chikhates qui ont été largement projetés dans les circuits cinématographiques internationaux. Après son retour au Maroc, il s’est lancé dans une longue recherche sur les archives cinématographiques et visuelles nord-africaines menant à des installations et à de nouveaux films comme En quête de la septième porte qui a été présenté en première au Forum de la Berlinale en 2017 ainsi que Before the Dying of the Light en 2020.

mar 15
mars
16h20
MK2 Beaubourg
Réserver
Producteur :
Cinemaat, Laterit productions, 2M, Les Films du Passage
Scénario :
Ali Essafi
Image :
Archive Materials
Son :
Kinda Hassan, Jean-Marc Schick
Montage :
Chaghig Arzoumanian
Contact copie :
submissions@taskovskifilms.com

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