The Works and Days (of Tayoko Shiojiri in the Shiotani Basin)


  • Curtis W. Winter
  • Anders Edström

  • 2020
    • États-Unis
    • Suède
    • Japon
    • Royaume-Uni
  • 480 min
  • Couleur
  • PRODUCTION
  • Silver Salt Films, General Asst. (US), Lumieria Pictures (HK)

PROJECTIONS

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Une description géographique, sur quatorze mois, du travail et de la vie de Tayoko dans les montagnes de la Préfecture de Kyoto, au Japon. Une sorte de Géorgiques en cinq livres.
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CONTACT COPIE : General Asst, contact@generalasst.com

Le second-long-métrage de C.W. Winter et Anders Edström, auteurs de The Anchorage en 2009, est le portrait d’une vie paysanne, celle de Tayoko Shiojiri et de ses proches dans leur maison entourée par les champs et les montagnes, dans un bassin de la préfecture de Kyoto au Japon. Une vie rigoureusement réglée par les exigences de la terre, les particularités des saisons, les liens d’une famille et d’une communauté, où le labeur porte ses fruits avec régularité tant que rien ne le détourne de sa constance. Fabriqué au jour le jour pendant vingt-sept semaines et combien de montage, remettant sans cesse son ouvrage sur le métier, le film observe la même discipline. Celle d’un cinéma non moins attaché à la besogne réaliste d’entourer les êtres et de représenter leurs conditions de vie, qu’à l’assiduité d’une peinture sur le motif, fabriquant notamment des paysages sonores d’une richesse inouïe. Tandis que ce bassin devient pour les deux cinéastes un atelier, on pense aux efforts prolongés de Cézanne devant la montagne Sainte-Victoire, et aux temps des studios où le cinéma était fabriqué par la routine, où chaque jour était presque identique au précédent. On pense à Ozu, bien sûr, autant à l’écoute du journal qui fait office de narration, que devant la légèreté des plans fixes et de ce qui y transparaît d’une mort au travail. Mais encore à Tony Conrad, dont la musique ouvre le film, quand les plans acquièrent par la durée une puissance hallucinatoire.
–Antoine Thirion

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