Roubaix, Commissariat central, affaires courantes


Roubaix, Commissariat central, affaires courantes

  • Mosco Boucault

  • 2007
    • France
  • 90 min
  • Couleur
  • PRODUCTION
  • Zek Productions

PROJECTIONS

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Boulevard de Belfort, le commissariat central. Six enquêtes racontent une ville autrefois prospère, des quartiers en perdition, une société sans horizon.
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CONTACT COPIE : Zek, zekprod1995@gmail.com

« Après la Côte d’Ivoire et les États-Unis, j’ai voulu suivre une enquête financière, confie le réalisateur. Le procureur de Paris y était favorable, mais ça a capoté. Le directeur de la PJ considérait qu’en me laissant filmer les interrogatoires, les policiers auraient violé le secret de l’instruction. » Le préfet du Nord parle alors à Mosco Boucault de Roubaix et de son commissaire, Abdelkader Haroune : « Allez-y, vous verrez la vraie France. » Six mois de séjours réguliers dans la ville convainquent le documentariste de l’intérêt d’y revenir avec sa caméra. « Il s’y passait tout le temps quelque chose. Pas de grosses enquêtes, mais de petites histoires simenoniennes de gens pris dans des engrenages, qui racontaient une réalité sociale rarement représentée. »
Parti pour évoquer Roubaix à travers ses « affaires courantes », il voit son projet évoluer dans le sens de ses précédentes Enquêtes, après le meurtre d’une vieille dame et la mise en cause de ses voisines, Annie et Stéphanie, sur lesquelles se concentre au final une grande partie du film. Pour épouser le déroulement de l’investigation, Mosco Boucault bénéficie des mois passés à se faire adopter par les protagonistes de l’affaire. « Les autorisations écrites ne suffisent évidemment pas. Il faut pouvoir aller partout, sans qu’on vous dise que vous gênez. Voilà pourquoi j’ai tourné seul. Le matin, j’arrivais au commissariat en même temps que les policiers et le soir j’en partais avec eux. Sans doute se sont-ils sentis l’objet d’une attention inhabituelle. J’étais sûrement aussi une bouffée d’air frais pour eux, qui côtoient à longueur de journée des menteurs, des escrocs, des violeurs... »
[...] « L’avocat Henri Leclerc, à qui j’ai montré le film, m’a dit y reconnaître ce pour quoi il s’est toujours battu : l’idée selon laquelle un criminel n’est pas un monstre. Qu’il reste un homme, quelle que soit la gravité de son acte. » En éclairant l’indéfectible humanité d’Annie et Stéphanie derrière le meurtre de la vieille dame, Roubaix, Commissariat central éprouve notre effroi et nos a priori. Par là même, il confine à l’universel.
–François Ekchazjer (Télérama, 25 avril 2008)

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