Projet N


  • Alain Cazuc

  • 1979
    • France
  • 57 min
  • Couleur

PROJECTIONS

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À la fois témoignage sur la vie d'un réseau d'enfants autistes et documentaire sur les années 1970 et la fin de l'époque du retour à la terre.
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CONTACT COPIE : INA, dblau@ina.fr

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L’Institut national de l’audiovisuel et Thierry Garrel proposèrent de produire pour la télévision un autre documentaire sur le réseau, plus « explicite » que ne l’était « Ce gamin, là ». Deligny ne voulait pas d’une équipe professionnelle et s’adressa à Alain Cazuc. Celui-ci était

arrivé dans le réseau en 1973 ; il avait suivi des cours de sociologie de l’art et gagnait sa vie comme photographe. À Monoblet, tout en vivant avec des enfants autistes, il assurait la part de l’organisation du réseau qui concernait le cinéma. « Pour Projet N [N pour NOUS] dit-il,

j’avais un canevas de départ qui consistait à présenter les lieux, et parmi les lieux, un moment fort, au Serret, et la manière dont ce qui s’y passait était retranscrit dans les cartes. En cours de tournage, nous avons eu l’idée d’aller camper avec les enfants dans un lieu neuf, pour voir ce qui est de l’ordre du coutumier et du routinier, comment les repères se recréent, comment on les transpose avec d’autres rituels. » L’une des scènes centrales du film, qui se déroule sous l’abri du Serret, montre l’extrême attention (sous couvert d’indifférence) de l’adulte aux moindres gestes et déplacements des enfants autistes rassemblés autour de la tâche en train de se faire (préparation d’une pâte à crêpes). La scène est un témoignage capital sur le corps commun formé par l’ajustement des adultes au mode d’être singulier des enfants autistes.

 – Sandra Alvarez de Toledo

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