Pinochet et ses trois généraux

Pinochet and His Three Generals

  • Jose-Maria Berzosa

  • 2004
    • France
  • 101 min
  • Couleur
  • PRODUCTION
  • INA - Institut National de l'Audiovisuel

PROJECTIONS

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En 1976, trois ans après le coup d’état armé contre le gouvernement d’Allende, José-Maria Bersoza rencontre le général Pinochet et lui propose un entretien filmé sur sa vie et sa pensée politique. Pinochet et trois de ses généraux confient leurs idées spontanément, livrant un portrait sarcastique du tyran au fanatisme tranquille.

Cette version est un remontage des quatre films de la collection Chili impressions tournée en 1977 et 1978.
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CONTACT COPIE : INA, dblau@ina.fr

Claude Guisard, ancien du service de la recherche de l’ORTF devenu grand manitou de la création à l’Ina, du temps où l’institut produisait des chefs-d’œuvre diffusés par le service public, n’admet pas l’oubli dans lequel est tombé José María Berzosa : « Son travail est exemplaire de par la multitude et la variété des sujets abordés, mais surtout de par un style, une écriture, un ton uniques. Il était inattendu, insolite, insolent et parfaitement irrévérencieux. [...] « Berzosa était parvenu à faire poser Pinochet et les généraux qui l’entouraient dans leur intimité familiale, avec leur épouse forcément admiratrice. L’un parlait des chevaux, l’autre était saisi dans son chenil et déployait un amour immodéré pour ses molosses, le troisième confiait ses émois de peintre du dimanche. Mais le réalisateur entrelardait ces tableaux kitsch de témoignages poignants de mères ou de femmes de disparus. » [...] « L’ambassade du Chili à Paris n’y avait d’abord vu que du feu au moment de la première projection. Les diplomates dépêchés par la junte étaient ravis de l’image reflétée par le fidèle miroir qu’était à leurs yeux José María Berzosa. Quand ils ont lu les articles de la presse française, ils ont déchanté, comprenant qu’ils avaient fait fausse route. Ils ont alors tenté par tous les moyens d’empêcher la diffusion des autres volets du documentaire, mais il était trop tard, comme se souvient Françoise Romand, réalisatrice et assistante de Berzoza à l’époque.
–Antoine Perraud (Mediapart.fr, 1er février 2018)

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