Part One: Where There Is a Joyous Mood, There a Comrade Will Appear to Share a Glass of Wine


  • Rosalind Nashashibi

  • 2018
    • Royaume-Uni
  • 23 min
  • Couleur
  • PRODUCTION
  • Denna Cartamkhoob (Denna Cartamkhoob )

PROJECTIONS

  • L
  • M
  • M
  • J
  • V
  • S
  • D
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18
  • 19
  • 20
  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29
  • 30
  • 31

Dans la nouvelle d’Ursula Le Guin The Shobies’ Story, des scientifiques découvrent un moyen de voyager plus vite que la lumière, mais celui-ci repose sur la suppression de la linéarité. Sans référence temporelle commune, l’équipage du vaisseau envoyé dans l’espace se trouve dans l’incapacité de communiquer, jusqu’à ce qu’un jour, quelqu’un allume un feu. Chacun se met alors à raconter ce qu’il a vécu, redonnant ainsi corps à une communauté humaine. C’est autour d’un verre qu’un groupe de personnes aux relations floues évoquent cette histoire puis discutent des liens entre l’existence du temps, l’aptitude à communiquer et finale­ment la possibilité d’aimer. Ils semblent en cela confirmer le propos de la nouvelle : c’est en partageant ensemble un même temps, et pas seulement un même espace, que nous pouvons rester liés à autrui. Mais le film ne cesse de s’autocom­menter et semble se contredire, puisque le synchronisme des êtres s’y exprime dans une asynchronie per­manente – mais d’amplitude variable – entre sons et images. Résolument non-linéaire, il fait voyager les uns par-delà les autres, revient en arrière, fait des boucles. Intérieurs nuit, exté­rieurs jour : les lieux et les moments se télescopent pour célébrer la possi­bilité de constituer, ne serait-ce que temporairement, une micro-société au sein de laquelle il serait possible de se comprendre malgré les diffé­rences – de nationalités, de généra­tions… À cet effet, l’art semble être un support de choix. Outre la nouvelle de science-fiction, le groupe se réunit autour d’oeuvres picturales mais sur­tout, autour de ce feu que représente le fait de créer un film ensemble. 
–Olivia Cooper-Hadjian

  • Rosalind Nashashibi

Rosalind Nashashibi est une réalisatrice et peintre basée à Londres. Elle a été nominée pour le Turner Prize en 2017. Ses films décrivent la nature des interactions entre les personnes et leur environnement. Elle mélange des techniques narratives qui mêlent l’observation et des séquences mises en scène se fondant dans la vie réelle, défilé d’images ponctué d’animation ou de musique, qui facilitent la compréhension du contexte. 

VOUS POURRIEZ ÊTRE INTÉRESSÉ PAR