ParisDOC Feedback pro - Restaurer un film, restaurer une œuvre ?


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At a time when the rewed interest in classical cinema is counter-balancing the frenzy of renewals (authors, forms and film to see) that prevail in cinema,  Cinéma du réel proposes to open a window dedicated to the documentary film heritage and those involved in it. The Apprentices, Alain Tanner’s first film, has just been restored by the Swiss Film Archive, which has been systematically restoring the films that were part of the New Swiss Cinema in the late 1970s. An opportunity to reflect on the choice of which films to restore: should a filmmaker’s entire work be restored – which not only fulfils the work of conservation but also serves as a filmography? Or should a single film be restored for its own worth, its place in the history of cinema? Or again, for its commercial potential and its ability to interest a new public?

SPEAKERS: Julie Bertuccelli (filmmaker, president of SCAM), Laurent Cormier (head of Film Heritage Directorate at the French Cinematographical Center), Joël Daire (head of Film Heritage à la Cinémathèque française), Alann Héry (Head of Technical Department at INA), Frédéric Maire (head of Cinémathèque suisse), Gaël Teicher (distributor La Traverse films)

Rencontre précédée par la projection du film 

LES APPRENTIS, d'alain Tanner
1964 / Suisse / 73 min / Noir & blanc

Claude Goretta, Henry Brandt et Tanner, estimant l’occasion rêvée de « faire bouger un peu les choses, puisque la nouvelle loi sur le cinéma allait entrer en vigueur », mettent sur pied le projet d’une série de moyens métrages documentaires sur des sujets traitant de la vie sociale du pays. « Moi j’avais un projet sur un groupe d’apprentis en milieu urbain à Genève. » [...] Tanner en choisit une dizaine : « Jeunes gens de la campagne émigrant en ville, type purement urbain (à Genève, par exemple). J’ai cherché à les saisir dans leur activité quotidienne ; la forme était difficile à trouver, car je ne pouvais faire «jouer» les apprentis que jusqu’à un certain point au-delà duquel ils devenaient ridicules. J’ai également réalisé des interviews qui serviront d’articulation dans le film. » [...]
Présenté en première au cinéma central de l’Exposition nationale suisse de 1964, le film sort en salle en juin à Lausanne,[...] il génère un intérêt passionné dans la presse suisse, mais rend perceptible la difficulté des journalistes à parler de cet objet. [...] « Le film se laisse malaisément définir, car il n’est ni un film de fiction, ou pourrait-on dire à scénario, ni un documentaire. » Ce que l’on apprécie dans le film, ce sont finalement ces qualités techniques et artistiques ainsi que sa portée sociologique, critères invoqués individuellement ou en même temps.
–Laura Legast, Histoire du cinéma suisse de 1962 à 2000, Editions Cinémathèque suisse et Gilles Attinger, 2007

Film restauré par la Cinémathèque suisse, avec le soutien de Memoriav, au laboratoire Cinegrell (Zürich)

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