L'Homme qui penche

A Man Leaning

  • Marie-Violaine Brincard
  • Olivier Dury

  • 2020
    • France
  • 94 min
  • Couleur
  • PRODUCTION
  • Carine Chichkowsky (Survivance)

PROJECTIONS

  • L
  • M
  • M
  • J
  • V
  • S
  • D
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18
  • 19
  • 20
  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29
  • 30
  • 31

_

Poète majeur de la fin du XXe siècle, Thierry Metz (1956-1997) travaille comme manœuvre ou saisonnier dans le Lot-et-Garonne. Il transforme chaque étape de vie en matériau poétique. Le film propose de mettre en lumière l’intensité tragique de sa brève existence ainsi que la radicalité de son engagement artistique. 

_

≪ Ce peu de choses, dit-il, c’est tout un livre ≫. Le premier poème de Thierry Metz entendu dans le film vient nous souffler ce que sera l’œuvre du poète. Dans les petites choses de la maison, dans un corps au repos, chez les hommes qui bossent sur le chantier, soudain, la poésie est partout. Le film s’accorde, attentif au quotidien, captant les petites variations de lumière, le mouvement du vent, la poussière d’une maison. Les poèmes de Metz s'enchaînent, accompagnant les images. La chronologie de son travail de poète raconte son travail de manœuvre, sa vie de famille, son dévouement permanent et radical à l’écriture. A l’image, le poète n’est jamais incarné mais les plans sont habitables et d’autres s’y installent, ceux que Metz aurait pu croiser et qu’il a fait exister dans ses écrits. Lui-même résonne avec quelques silhouettes, quelques corps au travail, quelques passants. Mais sa présence est passagère et le film semble plutôt tracer l’itinéraire d’une absence. Les drames qui empêchent d’écrire et dévorent se succèdent dans la vie du poète, annonçant par l’écrit sa lente disparition. Les jours ne paraissent plus passer, le film s’endeuille. Les plans s’assombrissent mais si le drame s’amplifie, l’attention au quotidien ne faiblit pas, gardant le rythme lent d’un temps long qui ne peut s’arrêter. Et si la chute est palpable c’est avec un plan sur un arbre debout et qui tient, intact, que s’ouvre et se referme « L’Homme qui penche ». ≪ Rien n’a bougé. Le mur est intact. Le maçon n’est lié qu’à ce qu’il fait. Et qui tient. Voile par la mort. Que toute présence nous voile ≫.

Clémence Arrivé
_

CONTACT COPIE : Survivance, carine@survivance.net

Olivier Dury et Marie-Violaine Brincard

Diplômé de la Vancouver Film School au Canada, Olivier Dury est cinéaste et chef opérateur. Il réalise en 2008 son premier film documentaire Mirages, puis Sous le ciel en 2012. Il écrit aujourd’hui une fiction. 
Agrégée de lettres modernes et diplômée d'un master 2 de réalisation audiovisuelle, Marie-Violaine Brincard enseigne la littérature et le cinéma. Elle réalise son premier film en 2010 au Rwanda, Au nom du Père, de tous, du ciel. Après Si j’existe, je ne suis pas un autre en 2014, L’Homme qui penche est leur seconde co-réalisation. 

VOUS POURRIEZ ÊTRE INTÉRESSÉ PAR