Le Moindre Geste


  • Fernand Deligny
  • Jean-Pierre Daniel
  • Josée Manenti

  • 1971
    • France
  • 105 min
  • Noir et Blanc
  • PRODUCTION
  • Josée Manenti, Slon/Iskra (Inger Servolin) avec le soutien de Chris Marker

PROJECTIONS

  • L
  • M
  • M
  • J
  • V
  • S
  • D
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18
  • 19
  • 20
  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29
  • 30
  • 31

_

Pris en charge en 1958 par Fernand Deligny, Yves est considéré par l'institution hospitalière comme «inéducable et irrécupérable»... Yves et Richard s'évadent de l'asile. En se cachant, Richard tombe dans un trou.

_

CONTACT COPIE : Shellac, dcp@bivolis.net

_

Josée Manenti raconte : « C’était un objet commun pour une petite bande de gens, une manière de nous mobiliser et régler la vie quotidienne. Le film faisait loi.» Elle investit le peu d’argent qui lui restait dans l’achat d’une caméra et d’un magnétoscope. Deligny imagina un argument qui tenait en quatre phrases : Yves s’évade de l’asile en suivant un autre pensionnaire ; en jouant, celui-ci tombe dans un trou ; Yves cherche en vain à l’en sortir ; errant dans les collines autour d’une carrière, il rencontre une jeune femme qui, de scène en scène, le reconduit à l’asile. Josée Manenti repéra les lieux et engagea Richard Brougère – l’enfant qui s’évadait avec Yves – dans l’école d’un village voisin. Elle réalisa elle-même les prises de vue. Le tournage eut lieu dans les collines, sur les rives du Gardon, autour d’une carrière en activité, dans les fermes abandonnées aux alentours de Veyrac. La familiarité de Josée Manenti avec Yves facilitait les prises de vues : « Je connaissais tellement Yves que pour le filmer, il me suffisait de le regarder [...] Son corps avait quelque chose d’enfantin, plein de chair, une chair qui parlait par toutes ses mimiques, par tous ses gestes, par toutes ses gaucheries, par toutes ses avancées. » [...] La caméra (une Paillard 16mm) était muette ; le soir, après le tournage, Guy Aubert et Deligny enregistraient les monologues d’Yves à qui il suffisait d’une question des plus vagues (« Alors, ta journée ? ») pour qu’il se mette à parler indéfiniment. Le tournage dura huit ou neuf mois. Le montage fut réalisé par Jean-Pierre Daniel, qui découvrit les rushes sans avoir participé au tournage, et le mixage financé par Slon, la coopérative créée par Chris Marker à cet effet.

– Sandra Alvarez de Toledo

VOUS POURRIEZ ÊTRE INTÉRESSÉ PAR