La strada per le montagne

The Way to the Mountains

  • Micol Roubini

  • 2019
    • France
    • Italie
  • 82 min
  • Couleur
  • PRODUCTION
  • Fabrizio Polpettini (La Bête), Davide Maldi (L'Altauro), Marco Alessi (Dugong Films)

PROJECTIONS

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Le petit village de Jamna, dans l’ouest de l’Ukraine. Un long mur contrôlé par des gardes nerveux et armés. Derrière le mur, un sanato­rium et une vieille maison en bois. Autour du mur, une réalisatrice et son équipe de tournage – peu nom­breuse mais déterminée – à la recherche d’un chemin vers les mon­tagnes. La vieille maison en bois res­semble en tous points à celle appa­raissant sur une photo de 1919, retrouvée au milieu de divers objets personnels ayant appartenus à une famille d’émigrés originaires de l’ex- URSS. 
Micol Roubini décide de retourner à Jamna afin de donner une réalité à un pays imaginaire – afin d’y trouver une maison en bois qui aurait été construite par son grand-père, puis abandonnée au cours de la Seconde Guerre mondiale.
Micol Roubini semble garder à l’es­prit que tout souvenir est une autre forme d’imagination, et que cette photo peut se révéler bien plus réelle que la réalité. Elle poursuit ainsi sa « recherche du temps perdu » dans deux directions. Tout d’abord, elle désire à titre personnel trouver la maison, y pénétrer, et en toucher les murs. Ensuite, elle souhaite engager une recherche plus vaste concernant le passé du village et de ses habitants. Mais le mur qui entoure la maison semble infranchissable, et les villa­geois bien déterminés à emporter leurs secrets avec eux. Dans son style patient et rigoureux, Micol Roubini mène un combat acharné contre la méfiance des habitants. Aux images vient se greffer la narration lyrique et brechtienne de la réalisatrice.
Comme dans une sorte de « docu-noir », La strada per le montagne, sol­licitant l’aide d’un ancien résistant et d’un chauffeur de taxi de la région, aborde des questions aussi simples qu’universelles : que reste-t-il du passé dans le présent ? Pourquoi la mémoire collective doit-elle être biaisée pour être réelle ? 
–Lorenzo Esposito

  • Micol Roubini

Micol Roubini (Milan, 1982) a étudié la peinture à l’Académie des Beaux-Arts de Brera et la technologie du son au département de musique de l’Ecole Civique de Milan. Elle est artiste et réalisatrice, ses vidéos, ainsi que ses installations sonores et multi­média ont été présentées dans des expositions personnelles et collectives en Italie et à l’international. Depuis 2010, elle travaille aussi comme monteuse son pour des documentaires et pour des vidéos d’autres artistes. En 2017 elle fonde l’Altauro, pour la production d’oeuvres ciné­matographiques indépendantes. 

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