La plage d'Esmeraldas

The Esmeraldas Beach

  • Patrice Raynal

  • 2019
    • France
  • 58 min
  • Couleur
  • PRODUCTION
  • Fabrice Marache (l'atelier documentaire)

PROJECTIONS

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À peine arrivé à Esmeraldas, en Équateur, Patrice Raynal se trouve submergé par le tumulte d’un carnaval. La musique et la danse, phénomènes plus équivoques qu’il n’y paraît, serviront de fil conducteur à son récit à la première personne. Car si elles apparaissent au premier abord comme la fière revendication d’un héritage africain, la reconnais­sance de surface dont bénéficient ces pratiques artistiques permet finalement de mieux ignorer la situa­tion des Afro-descendants. La Plage d’Esmeraldas entreprend de remé­dier à cette invisibilisation, de parti­ciper à la contre-histoire de l’Équa­teur établie au fil des ans par Juan García, protagoniste central du film. Les seuls Afro-descendants repré­sentés dans les manuels scolaires locaux sont associés à un marimba et un ballon de foot. Patrice Raynal, lui, met en lumière une série de figures ayant lutté contre l’oppres­sion. L’assassinat en 1999 du premier ministre Jaime Hurtado, premier Noir à occuper un tel poste, vient réveiller la mémoire de combattants historiques, tels ces 23 esclaves qui, en 1553, s’emparèrent des armes de leurs maîtres pour fonder la Répu­blique des Zambos. Au fil de son parcours, de villages isolés en bidon­villes péri-urbains, le cinéaste rencontre moins la continuation de la résistance que la persistance de l’oppression. La violence semble aujourd’hui plus insidieuse : elle est toujours physique, mais surtout poli­tique, économique, géographique, environnementale. Revenir sur le temps de l’esclavage permet alors de mettre en évidence ses ramifications contemporaines, pour mieux faire renaître le courage des rebelles défunts. 
–Olivia Cooper-Hadjan

  • Patrice Raynal

Après des études en sciences sociales et en composition musicale, Patrice Raynal se tourne vers le documentaire de création. Il réalise un premier film au Burkina Faso auprès d’un cinéma itinérant qui sensibilise les populations rurales au sida. Après cette expérience il poursuit sa forma­tion au Créadoc d’Angoulême et obtient un Master en réalisation documentaire à Bordeaux. Il co-fonde et anime pendant dix ans l’association Tourné Monté Films qui oeuvre dans la promotion du documentaire et de l’éducation à l’image. 

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