J.A


  • Gaëlle Boucand

  • 2020
    • France
  • 61 min
  • Couleur
  • PRODUCTION
  • Léa Todorov (Elinka Films), Gaëlle Boucand (Elinka Films)

PROJECTIONS

  • L
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Jacob, un homme âgé résidant dans une luxueuse villa genevoise nommée Rosebud vient de changer de nom pour la troisième fois et d’adopter la nationalité suisse. Sa petite fille lui rend visite pour réaliser son portrait. Alors qu’elle cherche comment incarner son histoire, Jacob quitte le projet…

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De « JJA » (2012) à « J.A » en passant par « Changement de décor » (2015), celui que l’on connut d’abord sous le nom de Jean-Jacques Aumont a perdu une initiale, mais retrouve son patronyme de naissance. C’est que le nonagénaire, bien que toujours aussi vif, songe désormais à celui qui figurera sur sa dernière demeure. Les trois passeports acquis successivement – le français, l’israélien, le suisse – et les changements de nom apparaissent comme les indices de l’histoire d’une vie que Gaëlle Boucand cherche à retracer. Le lien de parenté entre filmeuse et filmé, imperceptible dans les deux premiers opus, est cette fois intrinsèque au récit : dans ce film en construction permanente, la façon dont Jacob accueille et refuse successivement le projet de sa petite-fille en raconte autant sur son histoire que ce qu’il accepte d’en dire. Ainsi, il ne tient pas à revenir sur une période

qu’il évoquait dans « JJA » : celle de la seconde guerre mondiale, pendant laquelle il était adolescent. C’est donc par une voie détournée, et très pudique, que les moments les plus difficiles sont retracés : dans l’espace nu d’une salle de casting, qui contraste avec l’attirail technologique de la riche demeure de Jacob, cet épisode se dessine à travers les instructions données aux jeunes hommes se présentant à un casting pour incarner son personnage. La réalisatrice ne semble pas chercher en eux une quelconque ressemblance physique avec son grand-père, mais plutôt tout ce que les ans et la volonté de s’en sortir ont gommé : une indécision, une vulnérabilité, une naïveté.

Olivia Cooper-Hadjian
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CONTACT COPIE : Elinka Films, elinkafilms@gmail.com, +33 (0)6 08 88 08 02

Gaëlle Boucand

Artiste et cinéaste, sa pratique se concentre depuis dix ans sur la réalisation de documentaires au sein desquels les questions du portrait et du dispositif filmique tiennent une place centrale. Elle réalise notamment Partis pour Croatan, sur une communauté de raveur, et une trilogie, Rosebud, portrait kaléidoscopique d’un homme dont l’histoire est prise dans les rets du XXème siècle. Ses films ont été montrés dans de multiples musées et institutions internationales (Musées d’Art Moderne de Paris, Kunsthalle Mannheim, MAST Bologne, Kunstvlaai Amsterdam, Bethanien Berlin, Musées d’Art Contemporain d’Athènes et Thessalonique…) et primés en festivals (FID, Pantin, Hors Pistes). En 2015, elle cofonde, avec cinq autres réalisatrices, la société de production Elinka Films.

 

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