I Diari di Angela - Noi due cineasti


  • Yervant Gianikian
  • Angela Ricci Lucchi

  • 2018
    • Italie
  • 125 min
  • Couleur

PROJECTIONS

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Angela a tenu un journal tout au long de sa vie. Rempli de mots et de dessins, elle y consignait tout : détails de sa vie publique et privée, rencontres, lectures personnelles. On y trouve également le récit de ses deux voyages en Russie au moment de l’effondrement de l’URSS (1989-90). Ce journal – qu’elle tenait dans de petits carnets chinois et qu’elle avait commencé avant Dal Polo all’Equatore (1986) – était rempli d’observations relatives à notre travail continu sur la violence au XXe siècle, depuis nos tournées aux États-Unis de la fin des années 70 pour y présenter nos « films parfumés » jusqu’à l’Anthology Film Archive de New York et au Berkeley Pacific Film Archive… En relisant ces journaux intimes, je vois se dérouler comme un film le journal de ces années. Je suis seul maintenant, après bien des années de vie et de travail artistique que nous avons passées ensemble. Je l’ai emmenée avec moi dans les Alpes orientales, une région qu’elle adorait et où nous allions randonner. Angela revient pour moi à la vie dans ces phrases manuscrites pleines de légèreté qui accompagnaient ses dessins et ses aquarelles – des rouleaux de papier qui s’étalent sur des dizaines de mètres. Je regarde nos films privés, que j’avais oubliés : ces enregistrements étaient à la source de nos travaux, qui avaient pour but de réinterpréter les films d’archives documentaires et leur donner une nouvelle signification. La vie de tous les jours, qui est faite de choses simples, les gens dont nous nous sentions proches et qui nous ont accompagnés lors de nos voyages, nos recherches dans le monde des archives, notre voyage en Arménie soviétique avec l’acteur Walter Chiari. Des témoignages que nous avons collectés au fil du temps. 
Yervant Gianikian

 

  • Yervant Gianikian
  • Angela Ricci Lucchi

L'un a étudié l'architecture à Venise, l'autre la peinture à Salzbourg ; nés tous deux en 1942, ils vivent et travaillent ensemble depuis le début des années 1970.
À la fois cinéastes et artistes, archivistes et avant-gardistes, anthropologues des images perdues et retrouvées, contempteurs du colonialisme italien (Pays barbare, 2013), ils transforment l'horreur de la défiguration des soldats de la Première Guerre mondiale, les fameuses « gueules cassées », en un chef-d'œuvre (Oh ! Uomo, 2004), un songe peuplé de monstres. Historiens dans l'âme, ils éclairent nos ténèbres contemporaines des images du passé.

En collaboration avec le service des cinémas du département du développement culturel du Centre Pompidou

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