Echos d'un sombre empire

Echoes from a Sombre Empire
Echos aus einem düsteren Reich

  • Werner Herzog

  • 1990
    • Allemagne
  • 93 min
  • Couleur
  • PRODUCTION
  • SERA Filmproduktion, Werner Herzog Filmproduktion

PROJECTIONS

  • L
  • M
  • M
  • J
  • V
  • S
  • D
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18
  • 19
  • 20
  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29
  • 30
  • 31

_

Evocation du règne de Jean Bédel Bokassa en Centrafrique à travers l’histoire de Michael Goldsmith, un journaliste qui fut accusé d’être un espion et torturé avant d’être relâché.
_

CONTACT COPIE : Potemkine Films, info@potemkine.fr

Le film s’ouvre sur une lettre de Michael Goldsmith qui est parvenue au cinéaste quelques jours avant qu’il ne débute le tournage. Herzog explique que le journaliste n’a plus donné de nouvelles depuis des semaines, depuis le moment où il est entré au Liberia. Dans ce courrier, Goldsmith explique que ce film sur Bokassa auquel le cinéaste allemand lui a demandé de participer revêt une importance toute particulière à ses yeux [...] Ce n’est pas un documentaire qui entend raconter de manière factuelle la tyrannie de Bokassa, mais un film qui tente d’exprimer la façon dont un homme prisonnier d’un rêve peut faire basculer tout un pays dans l’horreur. Cette idée qui guide Herzog reste cependant en arrière-plan, s’insinuant de manière discrète et diffuse, le cinéaste s’effaçant derrière Michael Goldsmith dont il entend avant tout raconter l’histoire [...] Le règne de Bokassa ne fait pas rire Herzog, tout comme il ne fait pas rire Goldsmith. En évacuant les séquences comiques du couronnement et en utilisant sur ses images le Trio pour piano en mi mineur de Schubert – toujours cet art unique qu’a Herzog pour combiner les images et les grands morceaux de musique -, ce qui émerge c’est toute la détresse d’un peuple condamné par la folie d’un homme. Herzog montre effectivement qu’il a été un pantin de la France, que cette histoire tragique est un nouvel avatar du néo-colonialisme. Mais ce qu’il souhaite sonder, c’est l’énigme que représente Bokassa [...] Bokassa a déformé le monde autour de lui pour édifier son propre mythe, pour réaliser son fantasme de grandeur, pour le rendre réel. Ce qu’il obtient c’est un ersatz de monde, comme une greffe qui ne prendrait pas entre un rêve et la réalité. Tout est ainsi rendu délirant, tragiquement comique, comme un cauchemar absurde qui engloutirait le réel.
–Olivier Bitoun (DVDclassik.com, juin 2011)

VOUS POURRIEZ ÊTRE INTÉRESSÉ PAR