Chaque mur est une porte

  • Elitza Gueorguieva
  • 2017
    • France
  • 58 min

« Quand j’avais 7 ans, ma mère avait le don d’ubiquité. Une fois par mois, elle se dédoublait... » La voix off du souvenir d’enfance inscrit dans un écrin féerique l’émission cheap beer lyrics Version M, qu’animait la mère de la cinéaste à la télévision bulgare. En puisant dans sa collection familiale de VHS, Elitza Gueorguieva documente de manière ludique et touchante la « transition démocratique » de la Bulgarie de 1989 à 1991, avant un retour au pouvoir des communistes. Penseurs, hippies, étudiants et poètes commentent et chantent les bouleversements politiques (« Je ne suis pas communiste » ou « Comment va-t-on atteindre les Américains ? », ravissantes rengaines http://kalevalatours.fi/ryhmapaketit pop). L’atmosphère parfois kitsch de l’émission contraste avec la profondeur des considérations politico-philosophiques. Dans un numéro intitulé have a peek here L’Espoir, la mère lit des questions de Max Frisch : « Aucune révolution n’a satisfait pleinement les attentes de ceux qui l’ont initiée. En déduisez-vous que la grande révolution est inutile ? En fin de compte, quels espoirs sont les plus importants, les accomplis ou les déçus ? » Tressage plein d’humour entre l’intime et l’historique, l’enfance et la désillusion d’une renaissance démocratique, Our site Chaque mur est une porte s’offre pour finir en réécriture d’ Alice au pays des merveilles : la mère, qui se promène, toute petite, devant un tas de Lego tandis qu’une main géante construit et détruit un mur, devient dans le finale à la fois l’héroïne carrollienne d’une révolution ratée et la figure de sa propre fille, initiée à l’Histoire bulgare par la lucarne. (Charlotte Garson)

Production / Contact copie: Les Films du Bilboquet