Berlin Based


  • Vincent Dieutre

  • 2019
    • France
    • Allemagne
  • 90 min
  • Couleur
  • PRODUCTION
  • Stéphane Jourdain (La Huit), Stéphane Jourdain

PROJECTIONS

  • L
  • M
  • M
  • J
  • V
  • S
  • D
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18
  • 19
  • 20
  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29
  • 30
  • 31

Sa lumière, ses bars enfumés, ses terrains vagues : de Berlin, les personnes que nous rencontrons ici chérissent différents aspects. Vincent Dieutre met quelques visages et voix sur la multitude d’artistes qui s’y sont installés depuis la chute du Mur. En interrogeant chacun à la fois sur son arrivée et sur un potentiel départ, il dépeint la façon dont Berlin s’inscrit dans des histoires personnelles, qui se trouvent en retour imprégnées par l’histoire d’une ville. Ce que chacun raconte, avec ses mots et sa sensibilité propres, c’est aussi ce qu’elle lui a appris – le vocabulaire des sentiments de la langue allemande, la force de vivre dans le froid ou dans la précarité. Comme par clin d’oeil à la structure des guides touristiques, le cinéaste avance de quartier en quartier. Sa voix, qui nous guide, s’exprime avec un recul qui permet l’analyse, mais ne se prétend en rien extérieure à son sujet : Vincent Dieutre est aussi de ceux qui ont régulièrement posé leurs valises à Berlin. L’« autre » de ce récit, ce ne sera donc pas lui, mais Helke, une « vraie » Berlinoise qui a vu ces étrangers plus ou moins bohèmes arriver dans sa ville et influer sur son cours avant de repartir – non sans avoir contribué à faire flamber les prix de l’immobilier. Apparaissant comme un spectre dans les rues et les appartements, elle apporte un contrepoint silencieux aux paroles des expatriés, comme si elle incarnait cette ville affectée, pour le meilleur et pour le pire, par des dynamiques globales aussi intenses que changeantes, caractéristiques de notre époque.
–Olivia Cooper Hadjian

  • Vincent Dieutre

Né en 1960, Vincent Dieutre a étudié l’Histoire de l’art puis a intégré l’IDHEC. Lauréat d’une bourse de la Villa Médicis hors les murs à New York, il se tourne ensuite vers le cinéma, qu’il enseigne régulièrement à Paris VIII, à la Fémis, au Fresnoy ou à l’ESAV. En 1990 il écrit un mémoire de DEA sur « l’esthétique de la confusion » et participera en tant que critique à la Lettre du Cinéma, Politis et les Lettres Françaises. Documentaires intimistes, autofictions nourries de sa culture et de sa vie, ses films (Rome désolée, Leçons de ténèbres, Fragments sur la grâce...) ont reçu plusieurs prix dans les grands festivals internationaux. 

VIDÉOS

VOUS POURRIEZ ÊTRE INTÉRESSÉ PAR