Vivir allí no es el infierno, es el fuego del desierto. La plenitud de la vida, que quedó ahí como un arból de Javiera Véliz Fajardo

Vivir Alli… fait parvenir jusqu’à nous les paysages désertiques qui entourent Totoral et que le vent façonne minutieusement au cours des saisons.

Des silhouettes évoluent dans un espace dont on ne sait plus tout à fait lequel, de la terre, du ciel ou du feu, forme le territoire.

Un pays où l’homme crie seul, et fait face à son propre écho, dans l’indifférence et le calme de ce qui l’entoure.

Si Javiera Véliz Fajardo fait fondre lentement les paysages d’Atacama jusqu’à les faire se confondre, les hommes qui vivent là ne se sont pas encore dilués dans l’immensité du désert. Et leur relation à ce territoire s’accorde au rythme de ses transformations.

La distance semble être la seule place possible pour ne pas déranger le mouvement des hommes, un écart que seul le vent peut traverser pour nous faire entendre quelque chose de ce qui a lieu ici.

Au maintien de cette distance, la réalisatrice oppose la précision d’un travail sonore qui rapporte la pluralité des voix du désert et en fait ressentir l’extrême détail de ses variations.

Dans l’épaisseur du son, les paroles des derniers agriculteurs du désert nous arrivent par bribes et avec elles, l’attention que les hommes portent aux bêtes et à leur lieu de vie.

Dans cet espace en équilibre entre l’observation distanciée et l’expérience immersive, sans misérabilisme, ni regret, Vivir alli… nous propose d’être à l’écoute de ce que le réel sans mythe a à nous dire.

Mathilde Nodenot

  • Projection vendredi 22 à 14h15