Goûters documentaires Jeune public
Projections au Cinématographe Lumière
Le 28 décembre 1895, au Salon Indien du Grand Café à Paris, eut
lieu la première séance publique et payante du Cinématographe
Lumière. Jean-Pierre Verscheure, professeur à l’INSAS recréera
cette séance historique à l’aide d’un cinématographe Lumière
issu de sa collection. Cinq exemplaires ont à ce jour été répertoriés
dans le monde.
Ce programme a pu être réalisé avec l’aide de l’Association des
frères Lumière, qui nous a cédé les droits cinématographiques,
le CNC à Paris qui s’est chargé du tirage des copies et le Musée du
Cinéma de Lyon pour les plans du chevalet de projection. L’appareil
trouvé aux puces et restauré par Jean-Pierre Verscheure
est un authentique cinématographe portant le numéro de série
26, la lanterne est du type Molteni. Ce projecteur, fabriqué par
J. Carpentier fut modifié et amélioré par les frères Pathé. Son
aspect d’origine lui a été rendu. Pour des questions d’hygiène il
ne nous est pas possible d’utiliser la lampe à arc d’origine et nous
emploierons une lampe halogène dont les caractéristiques sont
proches de celles de l’époque.
Remerciements à l’asbl Cinévolution, Michelle Aubert CNC Paris, Nathalie Morena Association Frères Lumière Bois d’Arcy, Dr Paul Génard Musée du Cinéma Lyon.
Au programme, les dix premiers films tournés par les frères Lumière :
La sortie de l’usine Lumière à Lyon.
Les ouvriers et les ouvrières sortent de l’usine
Lumière située à Lyon Monplaisir, rue Saint Victor
rebaptisée depuis rue du Premier Film.
La Voltige.
La leçon de cavalerie dans un régiment de cuirassiers
a été mise en scène et filmée au printemps 1895.
La pêche aux poissons rouges.
Les interprètes Auguste Lumière et sa fille Andrée,
alors âgée d’un an ont été filmés dans le jardin
de la propriété familiale à Monplaisir.
Le débarquement du Congrès de Photographie à Lyon.
C’est à Neufville-sur-Saône que débarquèrent les membres
du Congrès des Sociétés Françaises de photographie. Louis
Lumière tourna ces images le 11 juin 1895 et les projeta
triomphalement le lendemain à la fin du banquet de clôture.
Les forgerons.
Il s’agit de forgerons employés à l’usine Lumière.
On sait que celui de droite s’appelait Raggio.
Le jardinier (L’arroseur arrosé).
Le plus jeune frère Lumière, Edward, dix ans, fut réellement
l’auteur de la farce reconstituée dans ce film et dont
la victime était le jardinier de Madame Lumière.
Le repas (Le déjeuner de bébé).
La vedette est encore la jeune Andrée Lumière, fille de Auguste
et Marguerite née Winckler. La bavette, soulevée par le vent,
que l’enfant tente de rabattre , ainsi que les feuilles bruissant à
l’arrière plan firent une grande impression sur les spectateurs.
Le saut à la couverture.
Cette vie militaire a été filmée en même temps
que la voltige comme en témoigne la présence
du petit chien qui court à l’arrière plan.
La place des Cordeliers à Lyon.
Ce sont ces images qui ont fortement impressionné
Georges Mélies lors des premières projections au Grand Café.
La mer.
Tournée à La Ciotat pendant l’été 1895, cette vue
émerveilla le chroniqueur de Radical qui écrivit le 30
décembre : « …Ce qui a le plus excité l’enthousiasme,
c’est la baignade en mer, cette mer est si vraie, si
vague, si colorée, si remuante (…), ces plongeurs qui (…)
piquent des têtes sont d’une vérité merveilleuse… »
Avec le soutien du Mundaneum (Mons-Belgique) et l’aimable autorisation de l’Association frères Lumière (Lyon-France).
Dimanche 21, 14h00 et 15h00, Forum
Gratuit dans la limite des places disponibles
Séances
- Dimanche 21 mars 2010 à 14h00 – Foyer du festival
- Dimanche 21 mars 2010 à 15h00 – Foyer du festival

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